Un aperçu de quelques guides d’escalade du Salève. Le bossus et Briquet, ainsi que le topo de 1990 sont téléchargeables gratuitement ci-dessous.

Le Golay 1928, certainement le tout premier guide des escalades du Salève.
Le Golay 1948, 20 ans après le premier, une version augmentée d’itinéraires plus audacieux.
Le Guide des Varappes du Salève de Pierre Bossus et Henri Briquet, publié en 1965, est représentatif de la nouvelle approche de l’escalade en région genevoise. Centrée sur le rocher, les itinéraire escarpé ne nécessitant pas de corde sont écartés. Seule la partie technique compte, quels que soient les moyens. D’ailleurs, se tirer à un piton était considéré comme normal. Les cotations A1, A2 etc. ne concernaient que les passages qui demandaient à mettre le pied dans l’étrier. Henri Briquet était passé maître dans l’art de planter des petits pitons à compression dans des endroits improbables propres à rebuter les meilleurs de nos grimpeurs actuels et certains de ses itinéraires n’ont peut-être même jamais été repris…
1976, une activité en constante augmentation, sous l’impulsion du club élitiste de l’Androsace et des membres du GHM, a multiplié le nombre d’itinéraires d’escalade. Les pitons ont fleuris dans les fissures et les premiers pitons à compression ont permis de franchir des murs lisses en escalade dite artificielle.
1986, le tamponnoir entre en action et permet d’équiper des voies avec des pitons à expansion, rendant l’escalade plus sûre et plus populaire.
Le guide du Salève 1990. L’apogée de l’escalade au Salève. Depuis, les standards de l’escalade ont évolués vers des itinéraires plus homogènes et plus sécurisés. La mode passe aux grandes moulinettes qui permettent à l’assureur de rester avec ses sandalettes sur la terre ferme et au grimpeur de vite y retourner car les chaussons d’escalade font maintenant mal aux pieds!

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